La voix des président(e)s

Licence pro. Parcours écrivain public – conseil en écriture

« Cette licence professionnelle, la seule en France avec celle de Paris 3, s’adresse prioritairement à des adultes en reconversion professionnelle ou à des salarié-e-s du public ou du privé en formation continue. Le métier d’écrivain public acquiert actuellement une acuité nouvelle en raison de la complexité des démarches administratives, notamment du fait de leur dématérialisation. L’écrivain public est un passeur qui permet l’accès aux droits de publics divers mal à l’aise avec l’écrit et avec les démarches sur Internet. Il/elle peut également accompagner des projets d’écriture personnelle, qu’il s’agisse de souvenirs destinés à une transmission familiale, ou de manuscrits dont il/elle assure la révision. Il/elle peut enfin aider des entreprises dans leurs actions de communication. »

Lire la suite sur le site de l’Université de Toulon


Bonne année 2021

2020 était l’année des C. : coronavirus, covid, confinement, couvre-feu, cluster, catastrophe, contamination, chloroquine, complots, Conflans Sainte Honorine, consentement …

Jetons le D pour l’année 2021 et souhaitons-nous douceur, détermination et désir.

Mais ne nous arrêtons pas là. Après tout, les lettres, ça nous connait ! À nous d’écrire les mots qui rendront le monde plus juste, plus solidaire et plus joyeux…

L’association EPACA présente ses meilleurs vœux de santé et de bonheur à chacun, chacune d’entre vous et à vos familles.


Écrivain public est un métier

Courriel reçu en août 2020

« Bonjour,
Ancien Maire, j’ai constaté que de nombreuses personnes étaient mal à l’aise pour rédiger des courriers ou tenir leur budget.
Je suis disposé à me mettre à disposition d’une association d’aides à la personne, dans ces domaines. J’ai un DESS, j’ai été directeur dans une grande société, Adjoint puis Maire d’une commune de 2500 habitants durant 25 ans.
Je dispose de quelques heures par semaine. À qui puis offrir mes services ? » Signature

Réponse d’Olivier Duluc, président d’EPACA sud

« Bonjour monsieur,

Merci de votre message et de vos intentions solidaires.

Notre association regroupe des professionnels, nous essayons de faire reconnaitre le métier d’écrivain public social et nous travaillons tous dans des structures qui nous rémunèrent. L’accès au service est donc gratuit pour le bénéficiaire, c’est la collectivité qui en supporte le coût. Au terme de cette phrase, vous comprenez que le bénévolat n’est pas dans notre ADN.

A titre plus personnel, je trouve même important que les personnes assurant ce rôle soient rémunérées. Cela garantit selon moi un peu mieux le sérieux de l’action et le respect de la population bénéficiaire.

En tant qu’ancien maire, je ne doute pas que vous soyez aguerri aux rapports entre l’administration et le citoyen. Je suis certain que depuis votre mail, vous avez déjà contacté les associations de votre territoire.

Je vous souhaite une excellente journée. Olivier Duluc, président d’Epaca Sud »


Recherche bénévole « écrivain public »

Récemment, nous sommes « tombés » sur l’annonce d’une municipalité du sud de la France relative à sa recherche d’écrivain public. Missions, champs d’action, profil, compétences, qualités y sont déclinés : «  La rédaction de courriers administratifs, le remplissage de formulaires administratifs, le suivi ponctuel des dossiers administratifs, les démarches par internet et l’orientation vers d’autres services compétents.» « … Des compétences rédactionnelles essentielles, des connaissances juridiques ou administratives souhaitées, une maîtrise des règles d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. La connaissance des outils informatiques est aussi appréciée. » «… L’écoute, l’honnêteté, l’empathie, la réactivité, la rigueur et l’autonomie

On peut y lire que l’écrivain public sera chargé de « 2 permanences mensuelles de 14h à 17h au cours desquelles il recevra en moyenne 6 personnes (fermeture annuelle en août et 2 semaines aux vacances de Noël). Le planning sera envoyé la veille des consultations ». À n’en pas douter cette annonce correspond à une offre d’emploi extrêmement bien renseignée nécessitant un écrivain public professionnel. Oui …  Mais non ! Car le titre de l’annonce précise RECHERCHE BÉNÉVOLE « ÉCRIVAIN PUBLIC ».

Donc, cette collectivité, cet employeur, recherche « un professionnel de l’écrit », comme l’avoue fièrement l’annonce, elle définit sa mission, ses compétences, ses qualités, son emploi du temps, ses dates de congés… mais lui demande d’effectuer ces tâches, ce travail, gratuitement, sans la traditionnelle contrepartie appelée rémunération.

Pourtant dans cette municipalité, le D.G.S., l’animateur sportif, l’agent d’accueil, l’adjoint technique, le bibliothécaire et tous les travailleurs territoriaux sont payés. Pourquoi le travail de l’écrivain public serait-il gratuit ? Serait-il censé offrir bénévolement ses compétences à la collectivité au nom des valeurs de solidarité ? Devrait-il palier gracieusement la carence de service public ?

Et, qui l’aidera, lui, à nourrir sa famille, payer son loyer, ses factures… ?

L’association EPACA-Sud tient donc ici à rappeler qu’écrivain public est un métier identifié dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME). Elle remercie aussi toutes les municipalités de France qui emploient des écrivains publics professionnels en les rémunérant justement pour leur travail. Enfin, elle précise que la contrepartie légitime au travail de l’écrivain public ne l’a jamais empêché d’avoir un cœur et un engagement citoyen : il sait répondre aux demandes bien après l’heure et ne laisse jamais un courrier inachevé. D’ailleurs, s’il a choisi ce métier, ce n’est pas seulement qu’il aime écrire : il aime aussi les gens et leur rendre par les mots leur pouvoir d’agir.

L’association EPACA-Sud

Nous ne voulons humilier personne en soulignant cette aberration, simplement montrer que la représentation que certaines personnes ont de notre profession est entachée de préjugés. Préjugés que nous nous employons à combattre. 

La municipalité n’est volontairement pas citée, car nous préférons accompagner les institutions dans leurs démarches de recrutement. À ce propos, nous serions enchantés d’effectuer les corrections orthographiques sur l’annonce en question. Bénévolement, cela va sans dire !


Bonne année 2020

 

Le bureau d’EPACA-Sud vous souhaite

une année d’écriture féconde et rentable,

des permanences, des biographies, des ateliers,

de la bonne humeur, de la bienveillance 

et des riens qui, bout à bout, font un grand tout.

 Rappelons qu’EPACA-Sud est une association à but non lucratif dont l’objet est de promouvoir et soutenir la profession d’écrivain public – auteur conseil.


Extrait du rapport moral (15 mars 2019)

[…] La reconnaissance générale du métier est en chemin…

Si la patience est l’art d’espérer, les 11 membres fondateurs de l’association, issus du Diplôme Universitaire Écrivain public Auteur Conseil de l’Université du Sud-Toulon Var, ont peaufiné leur art sous la présidence d’honneur de Michèle Monte depuis 2011. Ils ont certainement compté parmi les éléments de séduction qui ont fait succomber le président actuel au charme de notre métier. Ainsi, noir sur blanc, Emmanuel Macron a couché son empressement de voir reconnaitre le métier et les formations d’écrivain public dans sa stratégie de lutte contre l’exclusion de septembre 2018.

Sur le plan universitaire, il était cependant à la traîne de notre présidente d’honneur car l’initial Diplôme Universitaire est devenu une licence professionnelle intervention sociale (accompagnement de publics spécifiques, parcours écrivain public – conseil en écriture) qui déroule actuellement sa première année à Toulon. C’est après la Sorbonne nouvelle de Paris, la deuxième licence professionnelle de France.

Sur le plan professionnel, le nombre de permanences institutionnelles et d’ateliers continue d’augmenter. Les adhérents ou sympathisants EPACA-Sud agissent sur plusieurs départements du grand Sud avec notamment une vingtaine de permanences à vocation sociale dédiées au public et subventionnées par les collectivités. Une carte numérique en ligne recense toutes ces permanences et ateliers et ne demande qu’à être alimentée, améliorée et partagée.

Sur le plan politique, les dernières décennies ont accentué l’inégale répartition des richesses et affaibli le lien social. Notre profession qui œuvre pour bonne partie contre cette déshumanisation des rapports, bénéficie donc paradoxalement de la dégradation des services administratifs et de la dématérialisation galopante en même temps qu’elle la déplore. […]

L’intégralité du rapport moral est à retrouver dans l’espace adhérent.