Aux oubliées

 « Aux oubliées » est une initiative culturelle, féministe, poétique et solidaire lancée en Espagne, il y a un an, par Maria Rufilanchas. En France, cette initiative est portée par Laure Gomez-Montoya, Debora Kahn-Sriber et Karine Vincent, des femmes engagées pour l’émancipation des femmes.

« Aux oubliées » s’adresse aux femmes détenues et lance un appel à tout le monde :

Choisissez un livre dans votre bibliothèque dans le but de l’offrir à une femme détenue. Le livre est un moyen unique de se divertir, d’apprendre, de rêver, de réfléchir, d’oublier… « Qu’est-ce que j’aimerais lire à leur place ? » Vous avez toute liberté pour le choix du livre : fiction ou biographie, neuf ou occasion, langue française ou étrangère, …

Parce que les messages sur la première page du livre sont l’âme de cette initiative, n’oubliez surtout pas de dédicacer votre livre d’un mot, d’une phrase, d’une lettre puis signez sans mettre votre adresse.

Une grande campagne de collecte commencera à la prison de Fleury-Mérogis et d’autres campagnes devraient suivre.
Les livres sont donc accueillis toute l’année.

Vous pouvez déposer vos livres ou les envoyer à :
Karine Vincent – L’Iconoclaste – c/o Aux oubliées – 26 rue Jacob – 75006 Paris

CRI PACA : programme de professionnalisation

Dans le cadre de ses missions socle, le CRI organise des sessions de sensibilisation au repérage des situations d’illettrisme, en direction des acteurs sur 6 départements

  • Distinguer les situations d’illettrisme, d’analphabétisme, ou qui relèvent d’une formation « français langue étrangère » ;
  • Accompagner une personne qui ne maitrise pas les savoirs de base ;
  • Connaître les dispositifs adaptés et accessibles aux personnes ne maitrisant pas la langue ou les savoirs de base ;
  • Savoir utiliser le répertoire des actions et des organismes en région Provence Alpes Côte d’Azur (apprentissage de la langue française et des compétences de base) sur le site du Centre Ressources Illettrisme.

Dates  :

⇒ 26 mai 2020 dans le Vaucluse (à distance)

⇒ 25 juin 2020 dans les Alpes Maritimes (à distance)

⇒ 24 septembre 2020 dans les Hautes Alpes

⇒ 13 octobre 2020 dans le Var 

⇒ 19 novembre 2020 dans les Alpes de Haute Provence

⇒ 15 décembre 2020 dans les Bouches du Rhône

Palmarès du concours d’écriture 2020

Cette année, les délibérations du jury se sont tenues à distance. Évidemment, nous avons regretté la convivialité de ce rendez-vous associatif attendu et la chaleur de nos débats. Il n’empêche… Les membres du jury ont analysé chacun de vos textes et les outils de communication ont permis de confronter les points de vue et de voter à distance.

Voici le palmarès. Nous espérons qu’il vous réserve quelques bons moments de lecture.

Nous aimerions tellement vous rencontrer lors d’une remise de prix. Mais tout est si flou…  Dès que la situation sanitaire s’éclairera, vous serez les premières et les premiers informés.

L’écrivain public, une série web

Saison 1

Mathieu devient écrivain public dans un quartier populaire de Montréal. Alors que nous « textons », « facebookons » et écrivons au son, qui sait encore trouver «les mots pour écrire»? 

9 épisodes.

Saison 2

Toujours écrivain public dans le centre communautaire, Mathieu découvre que son rôle est bien plus humain que littéraire : il écoute les maux et trouve des mots pour consoler ses clients.

5 épisodes.

Saison 3

Ressentant le besoin de raconter son expérience, Mathhieu écrit un premier roman inspiré de son travail d’écrivain public. La publication dérange son employeur qui le renvoie sur-le-champ.

5 épisodes.

Distribution

Inspirée du roman L’écrivain public écrit par Michel Duchesne (qui signe également l’adaptation), la série est réalisée par Hervé Baillargeon (saison 1) et réalisée et coécrite par Eric Piccoli (saisons 2 et 3). Elle met en vedette Emmanuel Schwartz dans le rôle principal aux côtés notamment de Sandrine Bisson, Eve Duranceau, Luc Senay, Louise Bombardier, Johanne Fontaine, Denis Houle, Ariane Castellanos, Simone Marchand, Pierre-Luc Lafontaine et Jean-Nicolas Verreault, Raphaël Lacaille, Lily Thibeault et Catherine St-Laurent.

Production

Babel fils – TV5 Unis

Extrait de l’article paru dans LA PRESSE 25 août 2020

TV5 est la seule télé qui a voulu prendre le risque de financer un projet dont les thèmes – pauvreté et analphabétisme – n’avaient rien de sexy même s’ils étaient douloureusement d’actualité. En contrepartie, les budgets alloués aux neuf épisodes de huit minutes chacun étaient aussi pauvres que les personnages de la série. La série a, malgré tout, remporté un succès d’estime et une myriade de prix : un Gémeaux, un Numix, le prix spécial des droits de l’homme de Bilbao, le Coup de coeur de Liège et un prix à Marseille pour l’émouvante interprétation d’Emmanuel Schwartz dans le rôle de Mathieu Martineau, l’écrivain public, qui s’est mis en tête de sauver le pauvre monde, une lettre à la fois.

«Cette série, c’est avant tout un hommage aux gens du communautaire qui sont payés des salaires de misère pour s’occuper des plus poqués de la société et qui sont eux-mêmes condamnés à vivre dans une extrême précarité sans jamais savoir si leur subvention sera reconduite d’une année à l’autre», s’indigne Michel Duchesne, qui croit que tous les artistes devraient, à un moment ou l’autre de leur vie, sortir de leur zone de confort et aller voir comment ça se passe vraiment dans le communautaire, mais aussi dans les hôpitaux et les écoles, histoire de se connecter aux vraies réalités de leur société.

«Il y a des listes d’attente partout, y compris pour les centres de femmes battues, ce qui est aussi inacceptable qu’absurde. Les gens sont abandonnés à eux-mêmes. Comme artiste et comme citoyen, ça change ta perspective de prendre conscience de ces injustices-là.»

NATHALIE PETROWSKI

Écrivain public est un métier

Courriel reçu en août 2020

« Bonjour,
Ancien Maire, j’ai constaté que de nombreuses personnes étaient mal à l’aise pour rédiger des courriers ou tenir leur budget.
Je suis disposé à me mettre à disposition d’une association d’aides à la personne, dans ces domaines. J’ai un DESS, j’ai été directeur dans une grande société, Adjoint puis Maire d’une commune de 2500 habitants durant 25 ans.
Je dispose de quelques heures par semaine. À qui puis offrir mes services ? » Signature

Réponse d’Olivier Duluc, président d’EPACA sud

« Bonjour monsieur,

Merci de votre message et de vos intentions solidaires.

Notre association regroupe des professionnels, nous essayons de faire reconnaitre le métier d’écrivain public social et nous travaillons tous dans des structures qui nous rémunèrent. L’accès au service est donc gratuit pour le bénéficiaire, c’est la collectivité qui en supporte le coût. Au terme de cette phrase, vous comprenez que le bénévolat n’est pas dans notre ADN.

A titre plus personnel, je trouve même important que les personnes assurant ce rôle soient rémunérées. Cela garantit selon moi un peu mieux le sérieux de l’action et le respect de la population bénéficiaire.

En tant qu’ancien maire, je ne doute pas que vous soyez aguerri aux rapports entre l’administration et le citoyen. Je suis certain que depuis votre mail, vous avez déjà contacté les associations de votre territoire.

Je vous souhaite une excellente journée. Olivier Duluc, président d’Epaca Sud »